la fragilité

Publié le par trainefeuille

La fragilité des choses ...je pense au dernier livre de David Le Breton, sociologue, où il fait état des quantités de piétons qui aujourd’hui, dans les gares, métro et avenues des grandes villes sont tous penchés sur leur téléphone et évoluent ainsi, partout, même au restaurant, on ne s’intéresse pas

à ce qui se passe autour, on ne regarde pas le visage de l’autre , c’est choquant, pas d’attention vers le voisin, les gens sont physiquement ailleurs, sont physiquement isolés, pas la peine de demander un conseil, une aide, si ça ne va pas : il vous regarderait comme un martien

ne pas voir les yeux de l’autre c’est être aveugle ! Ne pas y voir les expressions ? Les gênes, les sourires, les silences...

quelle fragilité, l’homme qui ne voit pas la fragilité en l’autre, et sa force,

quelle fragilité s’il accepte de ne plus voir l’expression de l’autre, et quand bien même verrait il une fois rarement le visage d’un autre, sera t il capable d’être ému ?

Fragilité de l’ être humain qui en son être intérieur ne se rend pas compte de son attitude, ses addictions, son aliénation, fragilité de l’humain qui en méconnaissance de sa vie intérieure, voire en rupture avec, est écartelé par toutes les sollicitations extérieures où il se jette, inquiet de ne pas y répondre totalement, à toutes ces folies, avide d’y répondre pour rester « dans le coup », pour une radicale distraction d’avec lui même,

aveugles, c’est le risque de devenir, froids, cassants, mécaniques simplifiantes et fuyantes, et inquiétantes, oui fragilité de la morale, état en miettes du courage qu’il faudrait avoir, pour garantir les aspects fondamentaux de la vie,

certes il faudrait qu’il se reconnecte, mais à la nature, à soi , au vivant, pour que bonheur et bonne santé , à tout point de vue, soient dans ses buts...

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Publié dans poésie berry

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