le chêne rond
le chêne rond
Je voulais le revoir
il n’a plus cette fois son feuillage.
Magnifique d’immensité;
il me fait petit garçon.
Seul au milieu de ces quatre routes;
-ses branches les abritent totalement sur toute
leur largeur- .
Son tronc court ,est le point de départ de troncs véritables
qui jaillissent dans toutes directions.
Les tous premiers sont des horizontales, parfaites.
Ces muscles d’un même bras sont d’une même grosseur,
unis en fusion dans ce tronc.
Au dessus du tronc, cette armada de branches et ramures
celà donne un rayonnement d’une composition parfaite;
levant les yeux on se trouve sous un demi globe gracieux.
On dirait qu’il veut irriguer
un corps vivant,invisible.
Chaque branche jusqu’à chaque brindille à l’extrème
tend à pénétrer le ciel,
chacune sonde sa voisine, identique
avec laquelle elle garde un espace, toujours le même.
Cheveux denses,
avec une impression générale aérée:
il s’y trouve un réel équilibre entre le noir
du tracé des branches, en légères sinusoïdes ,
en léger tremblé ,
et le blanchâtre intercalé du ciel de ce jour.
Transformé par cette présence,
mes mains s’appuient sur son tronc
religieusement.