eline
Je pense à ma petite souris humaine
Pendant que je roule vers ste lizaigne
Et je vois sur la champaigne
Et ses grands champs de laine
Le soleil qui en remet une couche.
Eline c’est l’aubaine
Salut aux vastes plaines fécondes
Emaillées de soleil
Poudreuses sous la lumière
Les mottes de beurre et les moissons sont faites
Et les jeux d’enfants
Mais quand vient le soir la nuit
Ça pleure dur dur elle pleure on n’en peut plus
Eveillée comme une chipie, une pochée de souris
Comme tu dis
Puis me regarde de ses grands yeux ronds
Ouverts sur un bleu d’un joli
Sans plus quoi faire
Je la respire
Avec tout le temps
Il me faut la découvrir
Chaque semaine
La déguster.
Comme c’est vivant
Comme c’est petit
Ce petit truc là
Petits pieds petites jambes rigolotes
Roses potelées
Comme des fourchettes elles s’agitent se frottent
Si dodues !
Comme sont petits ses petits bras
Petites ses petites mains
Qu’elle met, quand elle dort, en haut et à côté de sa tête
Elle dort !
Ah admirablement bien !tout à fait détendue
La petite main ouverte offerte
Petits bouts roses qui dépassent de cette poupée chaude
De chouettes chiffons
Qui sent si bon, mélange de chaudeur et de lait
De chaudeleur
Mais non, avec ses petits bouts qui s’agitent frénétiquement
Fait au ralenti de la boxe
C’est pas du tout une poupée de chiffon
Elle dort c’est la petite fête, petite reine
Aux traits si fins
Notre toute belle est si elle
Si elle même à la façon de regarder son frère
Quand il s’avance pour la bise, tout près.
Comment elle fait comprendre
Energiquement quand elle n’est pas contente
Quand elle veut ou pas
Ou c’est trop trop fatiguant,
Elle a besoin de dormir
quand elle a mal,( elle a des gaz)
quand elle est satisfaite c’est sur le visage de petites fossettes
petit sourire de la bouche ou des yeux
alors très calme elle regarde posément
ici et là
hier soir elle s’est endormie dans mon giron
dans le grand lit allongée sur moi
les 2 petites mains agrippées à l’échancrure de mon tee shirt
après quelques bruits et relâchement furtifs
elle se détend chaudement.
Eline je t’ai promenée cet après midi tout fier dans le village
Tu pleurais ! j’étais alors si heureux de te mettre sur mon épaule
Emu de te sentir si remuante et si fragile
Alors je t’ai remise sur le ventre
Dans la poussette et ça t’a calmée
Je ne me lasserai jamais de te regarder t’admirer
Ma petite quand tu soufflottes en rêvant
Ton visage aux yeux doux fermés
Si petite mais
Tu ronffles comme une vraie personne
Petite grenouille rouge dans ton pyjama
Tu gesticules doucement étires tes pieds tes jambes
Frottes ton nez sur l’épaule à ta maman
Serai toujours émerveillé
Par tes petits cheveux
Dans ton cou gracile