le pays fort

Publié le par trainefeuille

Le pays fort, petite région

 

  je vais par mont et par vaux sur ces montagnes russes

tournant de ci de là; comme Picsou avec son tacot je file et fais des pas des pets de petits nuages blancs.

 

Je me cache entre les haies puis tout d'un coup resurgis au grand jour ! Pour recommencer aussitôt ça n'a pas de fin ! ! !je " fais le pays " comme diraient des touristes,mais qu'y vois je ?

Les dangers de la route, toujours être sur le qui vive ,c'est tuant.

D'ailleurs il est préférable d'ouvrir la radio, France Cul(t). par exemple.Mais on risque encore plus ,vu qu'on est déridé,absorbé :cercle vicieux !

Jolis panoramas quand même, je les ai bien vus, mais une seconde par ci par là. Qu’est ce que ce pays Fort,

où est il, ce patrimoine de l’humanité.

J'ai bien stoppé tant bien que mal mon char ,troqué pour un petit chemin histoire de rentrer en intimité ,

mais je me suis souvent cogné contre une barrière,un champ.

Chouette belle vue ! Au moment où j'allais enfin toucher le mystère de ce foutu endroit, il faut malheureusement que je pense au temps du demi tour! Et quand je pense ,et mal, je ne suis pas dedans !

 

Je repars avec mon fier coursier, parcours, comme Gargantua

avec mes bottes de 4 pneus, de 7 lierres,à 5 jets de pierre,à 10 pets de dinosaures, et je parviens

encore à contourner les haies , les virages sont négociés avec soin et parcimonie,les prés les hameaux sont sagement admirés, c a d si rapidement que je ne m'arrête plus

franchis tout comme un ogre ,un ogre de distance,un ogre du temps, insatiable,et je vais vite me retrouver

au fin bout …de la campagne, comme ça j'irai très facilement à la ville!

 

Je ne fais qu'à peine humer,sans plus, sans prendre plus,

juste un nom de lieu-dit " montapeine " et tant d’autres passés en maille.

Ne suis qu'un peu touché,je veux dire impliqué. Furtivement terrible envie de revenir, jusqu'à y rester.

Se mettre au diapason, sinon bernique, tu peux toujours courir...

En savoir plus sur ce picotement, là qui me touche; être là.

 

Cette campagne apparemment vide,vidée, aux hameaux à moitié garnis de ronces envahissantes fait peur,

même qu'il y a des mûres bien mûres et que ça donne des idées.

 

J'avance,ne recule jamais.

C'est ça le drame.Combien de petits chemins,croisés furtivement sur le bas côté dès ce matin,en Sologne

qui s'en allaient sans moi entre les jeunes bouleaux.  Quelle prétention ;

je passe dédaigneux. Juste le rétroviseur pour se lamenter un peu moins.

Je suis comme dans un avion,et je supervise survole, vole…

 

Le temps et l'efficacité sont là.

Tout au plus j'engrange certains aspects qui acceptent bien cette vitesse :

les grands travelings,panoramas, les horizons.

Pas de contacts .

Je m'éloigne vite de ces ventres ,ces rondeurs, ces vertes et sombres frondaisons.

 

J'ai la courante, mais vers où que diable !

Au fait,qu’est ce,ce pays Fort ! ?

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Publié dans poésie berry

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