par ce hasard

Publié le par trainefeuille

Par ce

Par ce hasard de début de juillet, deux fleurs de la ville avec de belles corolles blanches arrosaient avec une citerne un massif de filles …NON

Deux filles employées de la ville je veux dire, avec de beaux chapeaux blancs arrosent avec un tracteur OUI ! et une citerne un massif devant l’église, ouf !

Instant de grâce. Avaient elles des chapeaux, blancs ou carrés ? alors ça !! peu importe

Il dévisage leur visage. Dans son souvenir. Dévisage le pâturage féminin, non ,paysage veut il dire. C’est pas du surfait, c’est nature, c’pas. Mais c’est une catastrophe. Trop torride .

Mieux vaut bifurquer.

Que de femmes voit il !4, 6 ou 10 ! A marcher ici, pourquoi, où…

Des femmes qui se démultiplient, et c’est des moyennes des pas fines des pas grosses

Poupées russes libérées !

 

Il voit dans le bar des mecs en short  attablés. L’œil suspicieux… « y en a même une qui… »

Le cafetier est souriant. Des militaires en bermuda rient devant leur bière

 

Une dame d’un certain âge  la robe un peu froissée attend près de l’église, un chapeau bas à la main.

Devant le garage un cabaretier sourit. Devant la boulangerie il y a une voiture militaire.

 

Fait tellement beau. Les 2 filles de la ville maintenant arrosent les pieds d’une vieille dame.

Puis ça va très vite.

Trois militaires rapidement vont se cacher au fond du garage, où git une vieille peugeot 404.

Une femme passe, avec un jeune enfant. Petit Lucas ou petit Marcus ?

Dans ce garage il distingue le cafetier  baillonné et attaché, en slip.

Et devant passe à petite vitesse une fourgonnette de gendarmes à l’air inquisiteur.

(Oui pour lui dans un mois y a un petit être de plus dans sa vie… !)

Dans le bar il reste des militaires qui se mouchent et se marchent maladroitement sur les orteils.

 

Les filles de la ville sont en train d’éteindre des mégots jonchant par centaines.

Tandis qu’un gars se met une roulée au bec ,une vieille dame pimpante marche aux bras d’un

tenancier souriant , ils montent dans la 404 qui démarre en trombe.

Il voit encore 2 filles qui ,en bikini s’arrosent en riant, puis il glisse à terre et se met aussitôt à ronfler.

 

Devant lui passe encore la voiture des gendarmes ; ça y est

ils l’ont vu et stoppent aussitôt.

Qu’est ce qu’il fait beau !

 

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Publié dans poésie berry

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