la châtre est passée

Publié le par trainefeuille

La Châtre est passée

 

Et voici Ste Sévère par les travers

finis les goûts amers

pas loin de la ville je débarque

me défile en ces vallons de bocage

hauts bois de sapins en musique,

après avoir passé les petits ponts

aux virages où tout s’efface.

Plus de Pouligny ,et disparait

la dame d’ici,ou de Crevant.

 

Fort de ton attirance on se croit

en altitude, l’hiver est du côté

des conifères enneigés.

Au printemps si la végétation revient à tâtons,

en retard d’un châton,

on crie en chantant la saison future

des infinies caches vertes.

 

La Châtre est passée et voici

Ste Sévère par le grand air

fruité de toutes ses odeurs ensoleillées

Crudité verdoyante qui pointe sa tour,

ou sa halle anciennes

tout en haut de sa pente rocheuse.

 

Terre vallée bonne mère

je resterais des jours dans le frais azuré

du petit matin ,en plein dans le mille

sur les grosses bosses chatoyantes,

voir les petites bêtes qui s’y repaissent;

oui à travers les boisés

voir courir les bergères;

vive Bérangère!

 

Je reviendrais maintes fois en arrière

vers les peupliers griffus

de la rivière brumeuse du matin.

Pas possible d’être rude

quand les choses y sont de si belle eau

de si belle manière.

 

Voici Ste Sévère par les travers j’exagère?

tout en morceaux j’erre

pour chaque haie de parfum

chaque coup d’oeil

en cet endroit aux mille miroirs

qui n’ont pas de prix.

 

Dans le restaurant près de la fenêtre

c’est là que je reste darder mes yeux

en faisant honneur à la bonne chère.

 

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Publié dans poésie berry

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