pauvre de moi

Publié le par trainefeuille

Pauvre de moi

 

Dans ce vent du pays

de George Sand

qui pousse nuages

comme cendres d’hiver

on reste flagada avec cette bise

gifflant des boursouflures noires

appliquées sans cesse sur la peau.

 

Dans ces allures de paysage crépusculaire:

soudain une trouée céleste

d’un pur limpide.

Levant la tête ce fût

des têtes de bonshommes joufflus

et bourgeonnants

avec un liséré d’or fin.

 

C’était profondément gris,autour de ce bosquet décharné

il est revêtu de jaune acide

qui en une trainée-éclair se poursuivit

aux prés d’à côté,et à perte de vue

 

Chaque gravillon,chaque petite motte

et le rameau le plus minuscule le plus  minable

fût éclaboussé trempé d’une lame

chaude et brillante,

mis en scène,

tandis que le ciel gris foncé s’en fichait .

 

Je vis alors au bord de la route,

si noir si profond,

un trou!

Puis sa face étincela comme une pépite,

et l’onde vibrante fut visitée

par mille piqures d’or... 

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Publié dans poésie berry

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