un chemin creux
un chemin creux qui s’ouvre
au milieu des chênes et châtaigniers
pour le toucher
mélimélo cheminôô
après eux j’me glisse,et pose
quelques fins et sinueux grapillages
sur les écorces des pommiers
Salut petite bourgade
du pays du milieu
coulé dans l’enfilade
entre les branches qui s’insinuent
Doux bruit peu de solitude
sous les grands mâts de cette multitude
Quelques sautes de vent et voilà
les maillages de petites touches
de lumière par milliards
emmêlées comme des amoureuses
Par monts par vaux c’est la ritournelle
des vieux troncs recuits
et pierres lessivées
Des forces de la nature se faufilent
entre les décors
rouille,paille ,vert pâle
Saint Plantaire de
le terre et des fougères
Mais c’est l’heure que trouble le vent
Forêt tellement jaunie
qu’elle et ses tapis de velours
me passent dans les oreilles
Chaleur
air qui se propage partout
gouttes blondes
comme une marée sur ton front
les sautes de vent
lissent les buissons filendreux
les caressent comme une mariée
mélangent tout avec le temps
c’est la sarabande
où se croisent les odeurs
les hêtres fruités et les accacias en fleur
ce vin doux sur leur cîme.
Au milieu je vois des chevaux sauvages
leur passage dans mes oreilles
piégé je suis
mais c’est l’heure que trouble le vent.
A grands tracas
A grands fracas de rôts et d’interjections
des hommes plantés là
délaissent leurs assiettes
sortent leurs casquettes
Déjà les cavaliers sont devant moi
avec ce vent de forge,
Alors j’offre à leurs bons hospices
cette fière et sinueuse palette du peintre,
après elle j’me glisse
sous l’aile du peintre des odeurs
des bruits
mais c’est l’heure que trouble le vent