liniez.2

Publié le par trainefeuille

Liniez

 

la pluie de la pierre .

ne pas rester dans la petite rue

sous les bras soigneux des arbres maigres

pour le voyage, entrer par la porte

une femme surgit déjà

de l’antre tourmenteuse

 

je braque quelqu’atelier ancien de pierres inégales

et je vois surgir une sorte de lutin grimaçant

en bleu de travail à travers les herbes ployées

 

une petite rue entre le crachin et la bruine

plutôt à l’abri de vieilles planches

poussiéreuses

tout est à l’abandon, à l’absurde

du côté du ruisseau St Martin .

Que la pluie

à travers les bras

des saules souples

aux branchioles tombantes

et, au milieu de ce petit vent

des oiseaux annonciateurs

surgissent déjà avec leurs chants

 

vieilles planches tellement usées et grises

pierreuses

la pluie par les ouvertures de briques

torrentueuse maintenant

décharnée

Rester dans le chant juste

le sifflet des vieux bois

sans aucune sève

vers de vieux rondins empilés là

qui rêvent avec nostalgie au vieux voyage

dans des sortes de verrières

voyage aux verres cassés

 

mais les vents par vagues entières ! qui grise

ah !! quelques primevères au bord de l’eau!

au chaud velours, trace d’un ancien voyage 

plutôt que de rester à la traine, rêver  du réel 

les aulnes noueux étêtés,  du côté

du ruisseau  vif au bord de la cabane usée

le vent dans les carreaux cassés

dans la toiture

abîme

de quel sombre est ce, ces ouvertures !

mais

Les chants, repris au bord du ruisseau

Le ruisseau aux primevères

Sous l’église végétale de bois faite,

souple et seule charpente

Il y souffle un air de velours…

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Publié dans poésie berry

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