avec force le soleil
Avec force le soleil éclaire loin dans les campagnes, la belle rosée perd du terrain, c’est l’ heure des enfants
Ce soir une femme ferme les fenetres et volets de sa maison , elle occupe le terrain, je ne voix plus rien
Qq lueurs , des mollinies, lanterne sur les friches, un type me parle me tire t il la langue, un autre transporte des buches dans une brouette et me salue, je suis le sillage confiant, d’une étoile filante,
La lande à friche a des bruits bizarres y a un enterrement ? ou un clown qui joue avec des enfants ? en attendant le messie,
Ça y est l’étoile filante est dégrisée, c’est pas comme ceux qui se cachent, en masse, et attendent le messie, portes et fenêtres fermées, pourtant qq part ça rigole !
Sous la canicule, la ferme fume ; près des bestiaux, la force tellurique est ici, ça y est le soleil éclaire une charnière rouillée, aucun humain ne peut faire demi tour,
Rien n’empeche l’eau, prete à disparaitre, le chemin qui descend dans l’eau brune et haute
Ah une chaumière isolée sur le chemin du retour, les eaux grosses ne font pas demi tour, à leur aise, transporte des grosses branches
Le soleil éclaire de bon train, force crépusculaire, je marche dans un tableau de van gogh,
Ce matin il fait 4° les rosées préparent son matelas à des milliards de facettes de miroir d’argent,
Un type me parle en silence il évoque les forces oubliées, qui secouent, au cimetière des crépuscules, c’est le temps des croix blanches, pareilles,
La caméra atteint les coins les plus inaccessibles, bois de clarté
Ce matin la rosée atteint des niveaux inaccessibles, les enfants jouent au ruisseau enjambé,
Lumineux, fructifient sanctifient la maison, luttent pour la joie,
Transmuté je prends le chemin des sauvages, pieds fourrés dans la mousse verte, bien portante, jusqu’au restau de la nénette, à Dampierre, via les chemins des creux, à côté de l’ancienne école, ça part dans tous les sens, de tous les sens, les troncs d’arbre, en nombre, alignent les raies jaunes, communiquent avec elles,
A travers la brume la faille géologique !
Le bois s’épanche en une large vallée,
Rien n’empêche l’eau, qui descend sur des km, je chantonne elle aussi, à La Poulinière,
Humidité incisive, à Bourgnac, vieille bâtisse bourgeoise, trapue, repue, escalier en pierre, usé étroit, inhabitée depuis des lustres, pierres et vitres dépolies, le soleil ne l’habite pas encore,
Sur le vieux piano, qq vieilles notes jaunies en allemand
La vieille maison ,au droit de la lune, elle regarde !
Le chemin me rentre dans les pieds ou par , et dans la campagne un soudard, le roi de la nuit, talus de st martin, qq primevères déjà, les oiseaux chantent et bougent comme personne,
Finie la vallée de la nuit, la rosée de la nuit fleurit, s’en va, lumière humide et froide, et c’est les pleines brassées des brins jaunes de soleil en rêve vers la tendre dulcinée,
Les oiseaux chantent comme des milliers de facettes, ressurgissant les forces oubliées,
Le soleil n’est pas encore lavé
(refrain)
Miroite la fauvette à tête noire,
Chemin de l’âge, constant, convaincu de son age
Les forces oubliées gagnent du terrain
Rien n’empêche l’eau de gagner le silence
Ici les chemins sont loin de la campagne
Tu mets les pieds dans le plat près de cette cabane
Je rencontre qq facettes de la vie ici
Dans une aile de la mairie j’entends un petit groupe qui se marre
Ça parle ça rit ça part dans tous les sens, des enfants c’est sûr
Je suis au diapason des enfants
Qui attendent le messie
Y a du nouveau ! c’est le clown qui vient dans l’eau !
Avec le regard de ma douce ulcérée
C’est ici qu’on plante la langue, dans la terre et l’air,
Il nous faut communiquer, comme c’est raté
Les marches de pierre refermées
Sur le passé
Dangereux
Sur le buvard
Le soleil présage
Vivifiant c’est maintenant
Autrement on ne voit plus rien
Tous ces trous dans les ornières
Pas de clown pour animer la clairière ennoyée
Que le froid et la neige trempée
L’eau sort de l’ église béante
Il faut explorer à pied les nuages qui tombent à verse
Il le regard de la dulcérée
Il le moment présent
Elle n’y voit goutte et veut jouer aux gros bras faire le plein et s’engouffrer
S’épancher dans la large vallée, ronfler
Non ne pas attendre le messie, oui y aller tout transformé
Au-delà de qq trous noirs aller à l’enterrement du vent du nord
Les rires sortent de l’église , et les flocons de neige
Oui je rigole d’eau
Au moins tant que ça
J’attends une force déjà là