mes 6 bouteilles

Publié le par trainefeuille

Ce soir j'arrive avec mes 6 bouteilles du jus de pomme avancé, au bureau ! Aux collègues tous là Et des chataignes grosses comme le poing et pas si véreuses que ça ; ça vient des folles journées d'éguzon on a travaillé dehors tout le jour avec les employés communaux, vers le ruisseau le rim'dou, qui passe en souterrain, sombre sous les maisons, et éclaboussant de soleil de l'autre coté du pont , rue Toussaint on fait tout au bruit, au marteau. Son collègue passe du temps au bistrot. il est un peu sourd, il y a de la circulation,

visite ce matin par la petite église mais fermée or quelle belle vue sur le ravin ça donne sur la creuse en contre bas, où des bancs de brume montent, se prennent dans les bois sur les pentes s'étirent s'échappent, de leur berceau blancs si blancs sur le fond bleu clair, et vert sombre

la chute n'est pas pour eux aujourd'hui on est au 2è plan du réel

au café, devant moi elle se lève et dit c'est parti mon quiqui, une jeune et belle femme bien en chair, y a plein de monde ici, des arsouilles aux cheveux blancs, un verre fait gling par terre ,au milieu des discussions et des rires ; moi je mange dehors et là le marché se défait,

y a un type qui éternue et jure, dix fois, à la fin il lance à la cantonade ça y est c'est fini !

Un autre univers pas tant que ça, un jour à 50km de là vallée sèche du suin, un sentier à droite du pont dans le creux, litière, sentier parmi terre, mousses détrempées et feuilles mortes odorants, ça court dans les petits arbres, marrant, restes de murets d'anciens enclos de culture

cette pente ce coteau ensoleillé propice à une bonne sieste, un causse, avec genevriers. A refaire.

Train train routinier, au bureau, on me cause pas je cause pas, j'entends qu'on fait pas le même métier, ça tchatche entre eux,de boulot que je comprends mal , que je ne fais pas ou plus, bon, trop compliqué ; ça ira mieux demain, ce train train que je crois qui me dévalorise claude me dit que c'est pour tous pareil, pour lui je fais pas un truc de bas de gamme, avec la satese, tandis que eux ils répondent au téléphone, on lui pose souvent des questions, les clients ou sgs, ils répondent sur des problèmes complexes d'informatique, de matériel, de prix, de réglementation, moi c'est silence radio, on me demande quasiment rien, je sers à quoi, quelle valeur ?? je fais quoi de noble, à mon age ? Sauf les ibgn. A refaire.

ouais mais pour causer avec les ploucs des steps, faut connaître le patois, et j'en ai un brin, et j'aime tremper dans la boue

me balade au bord de l'arnon, perds mes lunettes de soleil, st pierre de jards, et restau à ste lizaigne, où je cause avec un jeune, et là j'avais vu, à la sortie du car scolaire, ça m'a frappé, le visage fermé triste même accablé, de jeunes, marchant chacun sur son trottoir. A côté des ronces LES ORTEILS ME FONT MAL, on saigne dans le bain dans l'arnon, ah on est perdants, jean t'es tout seul sous le soleil, attendre quoi, y a des choses à faire pour toi ?, tu t'uses à marcher vite, porter tout ça, faire tous ces gestes, on est en résistance, l'ampleur du saccage ! Jean, pas pouvoir faire grand chose, et tu t'agites en silence, toujours en silence, ne pas en être, avec les gens, quels gens, quel partage,de quoi, d'une petite camaraderie, vague, quoi pour rester le soir à rêver, dans ton lit, oh tu écoutes attentif les émissions à la radio, oui et le soir à la nuit tu t'immerges dans le grand magasin auchan

vider ton sac.

chouette aussi la promenade à l'ombre des bois de montierchaume, a refaire.

Et là je suis par miracle à lye, le chaud soleil me cramponne, et je suis dans les vignes, parmi les viornes rouges, à finir de mûrir mon fruit, parmi les chauds silex, à l'abandon y a des raisins noirs,

c'est à mon endroit que je suis, ils sont charnus goutés, parmi les herbes folles et sèches et les lierres,

là c'est les bords détrempés des lagunes, les grandes herbes ployées sous la rosée, et des plantes vertes aux immenses feuilles comme des livres

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Publié dans poésie berry

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