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Publié le par trainefeuille

La torche des ténèbres

VOILà il est minuit, pas encore atterri, ils sont être très chers sous mon toit sous notre toit

Adelin isabelle lelaine coline dorian clémence et noémie et solène, et eline va revenir…

Joelle dort profondément , voilà, la poésie de la vie est jaillissement, incontrolé, voilà ils dorment tous toutes et pourtant ils sont bien là en chair et en pensées, pas dormir non, je veux savourer , l’occasion qui est là donnée, la compréhension de la réalité, sans les mots

Sans l’ombre d’un doute c’est magique merveilleux , c’est la silence de la vie à cette minute même, et c’est éphémère ! mais c’est donné, c’est intense

Tous ces sourires avant et au repas, ces conversations ces dessins ces guirlandes, ces vanneries ces découpages et jeux de cartes tout le monde s’en est donné à cœur joie, et ces sorties modestes à pied dans les environs, ces repas préparés en commun…hier soir jeu de cartes il fallait faire deviner un objet à son partenaire, vivifiant

Les distances sont rompues ce soir, nantes et charleville et bordeaux réunies, ça vient de loin, ici bas, c’est chouette,

Comme maude qui raconte comment elle a sorti son petit  frère de la ferme où le feu avait pris dans la paille, même trame, même vibration profonde de vie, de joie, forte , naturelle !on se sent !!

Le sourire nature, qui te vient de loin, toute cette poésie qui ne se dit pas qu’avec les mots, pauvres, faibles, entenaillés, qui viennent se poser, vibrant d’amour comme sur des portées,   

Sur ton être, allez, joue ! pour la fête pure de la joie, encore un degré d’ouverture, de liberté,

Il faut, humblement mais fortement, dire le peut qu’on sait, qu’on sent, de ce trouble puissant qui nous dépasse nous submerge, dire, même en bégayant comme un jeune enfant, entre 2 mères, pétillants modèles, c’est comme dans les livres, les livres sacrés, mais encore plus beau

Parce que c’est notre expérience, individuelle, inégalable,

Et la kiné, dans sa blouse blanche un peu serrée, massive avec ses grands cheveux, elle semble peu se sentir belle, mais à la fin on a un même sourire échangé, clair, franc….

Mais le froid me vient, le feu s’est éteint, je vais aller essayer de dormir

Ici fin de week end, saoulés de joie et de bonheur, d’échanges chaleureux, de sourires, de côte à côtes, d’écoute, venant voir les fillettes qui jouent, à lire aussi sur le canapé, près du feu, les amoureux collés, ou à manger dans la cuisine, seuls car ils se sont levés à 11h, je ne me pose pas la question quand reviendront ils, quand se reverront ils ?trop distroy, sonné de joie, non ça va , ça va très bien même, confiants dans la moure, la belle est toujours là !    

Promenade hier en forêt, tout le monde était là, les fillettes ont monté sur les troncs coupés couchés, à bascule ! et puis les adultes aussi, s’y sont mis,

La grenouille rousse, la venue actuelle du 1er loup dans le département…

Jean marie le copain aveugle de jacky est décédé

Réconcilié avec toutes et tous avec richard, et le temps passé autour de l’écriture, temps en commun à écrire, à dire à s’écouter, étrangeté de chaque témoignage, et aussi le même ressenti ,le vécu derrière les mots, merci mon lanceur mon mentor à l’écrit, à l’expression, au respect de moi, pour mes carnets remplis de rien de tout, révélation !  essence de la vie, si banale si dure mais non pas que ! si répétitive, mais non pas tant, alors c’est quoi le quotidien pour moi, c’est une armure ? une envie ?

Le boulot et tout ce qui s’y rapporte, oui la banalité à Bannalec, les gens que je rencontre qui me voient depuis longtemps déjà, auxquels je parle, qui me causent, j’écoute, dans des paysages qui me semblent banals, les steps ! ça semble si répétitif depuis 33 ans, mais j’aime cela finalement , ce sont peut être comme dit Pierre Michon, les plaisirs minuscules !

J’y regarde aussi les vieilles bâtisses par les bons angles les paysages les plus marquants, les rivières, fort et crû ; comme des souvenirs d’enfance ! come ses vieilles toitures tortues peau rugueuse qui protège des infamies ,couleur chair de terre, la teinte la matière se mélange bien avec l’alentour en cet automne ! labours près de vieilles charpentes, à terre les vieux troncs d’arbre continuent à vivre à donner de la vie, pour bien plus petits qu’eux , ils bougent ils ondulent ; les toits descendent si bas à raz de terre, les petites fenêtres entourées de vieux bois,

Odeurs humus lueurs et voix défuntes ou vives qui réclament la vie pour la terre ! écoute les les intonations de voix qui veulent vivre ici, dignes et affairés, les champs et prairies ,jardins et haies, et ceux qui sculptent des petits bouts de bois au bord de l’eau, fabriquent des petits bateaux, peignent et font du vélo, boit du cidre et dessine des fleurs, ramassent des noix, des pommes ; oui mais michèle restauratrice à la retraite, j’allais souvent dans son tout petit établissement ,a perdu son mari il y a 3 ans , je suis en sueur !

Bal folk à st gaultier, on traverse le bourg désert quel vent, temps maussade avec averses

Et dans la salle des fêtes c’est la fête ! que de monde que de joie que de musique que de danses ! tant envie d’aller carrément chercher les passants ou les gens chez eux, les tirer pour les amener ici ! pas le droit de rester tristes ! pas le droit de rester comme ça entre soi, comme une caste qui veut jouir pour elle seule, non !! joie et bonheur c’est si contagieux ! ivresse et vin frais ! que diable ! c’est physique c’est le grand air dans les veines ! la liberté plein la tête

Bien dans notre tête ! vivre ici !! vive ici et maintenant ! l’essentiel du vivant ! miroir de la matière vivante…vers un autre littoral, sans tristesse, délivré des entraves,  brulant les limites,

Délivré des origines, les femmes à l’honneur, enfin des attitudes de guérison, des relations vraies, y retourner ! chaude énergie ! envie de m’ouvrir ; de lumière,  un funambule je suis !

Mon fil est tout neuf !

On va a la martinerie, avec la patoche hilare qui jubile cause et cause, fait presque des mamours aux étudiantes chinoises qui parlent comprennent bien le français on se sent bien,

Bruno parle et montre on regarde la dizaine de jeunes filles en noir graciles qui répétent recommencent encore, s’accrochent pour refaire les postures les transitions les 5 pas, intéressées elles font vite et bien ce qui leur est demandé c’est admirable, c’est juste !elles en redemandent presque, ces jeunesses sont indomptables, on se même nous aussi, qu’est ce qu’on va leur montrer, maintenant ? quelle suite y aura-t-il ? ?? en tout cas plaisir et gentillesse sont là, et beaucoup de sourires, merci !        

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Publié dans poésie berry

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