zéro

Publié le par trainefeuille

Zéro !

sécheresse et amour âcre se révèlent, reste d’une génération, en sursis avant

que de disparaitre, bouleversement de l’espoir, du rêve, jusqu’à la « crétinisation de masse » ? éclosion de réalités toxiques, morbides,

on modifie à tour de bras nos paysages naturels et mentaux, dans le mauvais sens, pour survivre ? dans tous les ratages on abandonne le sauvage sauvagement, le corps végétal et le reste, il n’y a pas que la planète qui est déréglée, inversée ! et les têtes ?

où le dialogue des présents, des futurs ? quoi offrir ?

le végétal sur la planète c’était pourtant très seyant !et les animaux, tels les oiseaux !!,…

l’organique ; la souffrance et la folie restent en charge pour le futur, hélas, où rythmes et couleurs ?

 

les gens les plus pauvres ici ou dans les pays du sud sont essorés, on leur laisse juste la capacité chaque jour de marcher vers sa pitance, de consommer un peu, n’importe quoi, qu’ils sont empêchés de produire eux même, ou plutôt le pouvoir de se rêver consommateurs

mirage ; le progrès, quoi…porteur de tensions :d’intérêts économiques puissants, surplombants et hautains,

désastre chez les fleurs et toutes les biodiversités et équilibres du vivant ,

les plus riches orchestrent, s’en fichent de tout cela, même s’ils sont peu nombreux, trop imbus de pouvoir pour être imbriqués dans un destin commun !? ils tirent leur épingle du jeu sans cesse, du jeu économique et médiatique et politique, de tout quoi,

alors guérir les humains ? un enjeu ! dans une génération actuelle de consommation à tout prix, sans souci de personne d’autre que soi, personne n’est à l’abri, manières brutales de changement, que ressentons nous en l’oubli de nos âmes et conscience ?

on est bien vite assujettis

quelle remise en cause des désastres de notre grosse affaire faisons nous,

dans notre société qui veut tout exploiter à fond sans vergogne quoi qu’il en coûte pour les autres vivants?

les pauvres ils doivent payer, ils peuvent, quoi qu’il en coûte

s’évider de notre espoir de justice, d’équité , alors oui,

obligés d’abandonner leur foyer, leur pays, pour survivre, accepter n’importe quoi pour pouvoir manger , et comment sera demain ?

personne n’est à l’abri de la beauté pourtant

les conditions de vie sont pourtant imbriquées les unes les autres, à nous tous, partout !

étrangement  on se cherche, on veut se trouver, notre soi ! notre être profond, mais qui est aussi commun avec toutes ces milliards de personnes!

notre planète, je vis sur elle, d’elle, à côté d’elle, grâce à elle, toi aussi, quel que soit l’endroit où tu vis sur cette terre, et si elle marche, je marche, toi aussi

un système super élitiste, pervers, elle ne connait pas, pourtant la surabondance oui elle sait,

écraser, tout vider, tout avilir, ce n’est pas ça,

la planète elle m’aide à naitre à moi-même, dans une joie insurrectionnelle, moyen de consistance réel, qui survivra à tout, remontera lâchant des corps trop lourds,

 

non ! gomme les tes émotions et inspirations, robot sois tu ! on pense pour toi, t’éviter tout problème ! enfin ça dépend .

Personne n’est à l’abri du pouvoir des fleurs ,des papillons, de leur odeur, de leur entêtement…Vois les yeux dépités de la planète , sur arasée, qui est acculée à repousser plus loin bien des choses, à dépasser les bornes, les nôtres, sera-t-elle encore un foyer habitable ? la planète ils la fouettent, lui passant sur le corps tellement de fois, mais elle est digne,

de tels bouleversements coulent sur ses joues ;

et la Machine risque de tuer l’homme, froidement, elle qui est idéalisée par lui à un point ! elle a des fils noirs et gluants …

Nous nous sentons comme un mauvais légume, vidés, décérébrés, endormis,

« mais les robots ! vont tout nous changer, ne pas être retardataires sur le progrès »

Foi dans le calcul des ingénieurs, des informaticiens, et ne pas se poser de question…

 

quel manque de soin avec soi même, (on est total’ dans l’artif’) ! le respect, quid ?

excès de zèle, de confort , de couardise ? on saigne ? est ce que ça se voit ?

on est coupé de notre réelle intelligence ,depuis quand ? et celle de la nature ?!

quelle chanson positive et légère demeure? la geste…la nouvelle ?…

Vois les offrandes que la Terre te fait !

où dans ses sols vivants circulent des phénomènes incroyables d’insectes si variés ,

de microorganismes, de plantes de toutes sortes aux pouvoirs fantastiques

 

l’homme, le sous homme, dédiabolisé, dédéifié, oscille entre peur et ennui, quel destin… magnifique ! il n’a aucune idée de ses super capacités de compassion, cognitives,

nulle envie de les trouver, fragmenté dépecé qu’il est, désabusé il tue le vivant, sans discontinuer « c’est comme ça ».  Que ça apparait « propre » et il semble être« heureux » …

débarrassé de toute pensée envers autrui, il zoome sur le ridicule, vibre avec lui,

l’assume, le totalement sans valeur, et avec frénésie s’il le faut, prêt à s’agiter en tout sens, avidement.

Appauvrissement. Misère, rien n’éclaire plus rien.

Chose à cœur vrai mise au carreau, muselée, cœur qui a peur de lui même, de son ombre,

de sa force, si on la retrouvait ! quelle étrange et terrible chose incontrôlable !

c’est celle qui oeuvre, qui pourrait engendrer du neuf, régénérer ce qui demi mort,

entend le poète. Etablir la confiance. Or rien.

Qu’est ce qui se déverse ? rien. Brisé l’humain est devenu anxiogène, il s’est pris les pieds dans le tapis, abdiquant un pouvoir . S’accrochant à une pensée régressive. Bizarre.

Mais non compromettante. Pas d’élan pas de vision : une économie de la folie ordinaire.

L’homme moderne, glorieux ! mécaniste.

Et qui se dit dieu. S’arroge tout pouvoir. Sans voir la vulgarité de la finance

Et il accepte tous les murs établis ici ou là, les barricades intérieures et fascinations morbides,

Abandonner la Vie, pourquoi pas ? aller sur une autre planète et tout y faire ! il ne croit pas en la belle complexité infinie et invisible, ne croit pas faire partie de ce beau mystère, se jetant dans la rationalité à très court terme, froide, acceptant dans une imposture dévastatrice,

de ne plus avoir de liberté

Proies du système de surproduction, de surexploitation (oui mais on ne veut pas le savoir)

Abandonner son âme pour quoi ?? aridité…indifférence. L’arrogance, et l’amer

Or la nature nous est confiée.

 

Mais le progrès est devenu bien trop vieux : usé, il est à changer,

l’homme comme l’araignée toujours tisse,

A quand le réenchantement ? pourquoi ne pas vivre la vie , elle-même ?

Pour que dans ces abimes incertains, elle se régénère, en une restitution de

la vitalité de tous les êtres. Du plus humble au plus sophistiqué
Toutes valeurs confondues, fondues.

Super profits,et misère sociale, système boulimique, effrayant de fausse douceur. Halte !

 

 

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Publié dans poésie berry

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