je continue
Je continue ?
Monté sur les rocs je pianote sur le pantalon
Cette gorge visitée m’en impose ,j’en arrive à devenir aveugle
Pas remboursé par ces cailloux, je remonte une si grande voie, et la bergère qui vient, consistante, mais pas plus grande que les fesses d’un oiseau,
Avec un chant baroque :que les atomes vibrent ! qui commandent aux éléments , quel tableau intense, aux points de fil qui vibrent sur ma nuque, en cascade qui s’épanouit, le beau lac des atomes est dissous, dans le vide, volcan de tant de notes de couleurs,
-
nous voyageons à 200 000km/s à travers le cosmos, il y a plus de planètes dans l’univers que de grains de sable sur terre, les océans recouvrent 70% de la surface terrestre et le corps humain est fait de 70 % d’eau, l’atome est fait de nucléons et d’électrons le reste c’est du vide et des forces invisibles . Nos corps contiennent 7 X 10 puissance 27 atomes, tous agés de plusieurs milliards d’années et remontent au silence où sont nées les étoiles,
-
nous sommes faits de 99.99% de vide et aucun des protons électrons et neutrons qui nous constituent n’est identique à ceux avec lesquels nous sommes nés,
Car les nutriments que nous assimilons par l’alimentation renouvellent la totalité de nos
atomes : nous changeons entièrement de corps tous les 2 ans » -
… je pianote au dessus du vide, m’enferre, à côté le bétail proteste, l’énergie mentale est dans mes doigts
Effet narcotique, j’invente un monde demi melon, bondé , habillé en langage, c’est superaddiction, comme les fesses
Rhyzome d’êtres liés et libres, une transe qui invente, comme la princesse ,y a un feu qui gomme, c’est fondé sur des contacts plutôt agréables, comme toi et moi,
Nous qui sommes un château branlant, mais un monde qui roule ! je pianote les freins, devenir fébrile mais utile aux autres, les fils de soi même se nourrissent de tout,
fil de la vierge, notre ombre recèle, renouvelle, beauté combative, qui enlève la crasse et nourrit, prend soin du vif
Tout pour durer et coopérer, mieux vaux allumer tous nos fils, fils de l’horizon, pour s’habiller , c’est ce que je pensais dit l’herbe absorbée ,
le choc intérieur ! y a un os ! arrache cordes et arcs, avant qu’atomes ne pourrissent, chutent, et reparticipent, sur le théâtre de la vie, insipides qu’en apparence
Ça désamorce le silence, forme non balisée de mots, crime du langage, conversation des mains
La couleur dégrise ses enfants, les fils du monde, feux timides , ils déferlent, feu âpre dans les yeux, à l’épreuve des autres ; font fuir, tirent les bordées , pour les aliments intérieurs,
ça me manque, autour de l’abîme ça tire la révérence, je reçois
des soins même d’un geste, l’emportement du peu , son clair son obscur, désarçonné,
je renoue avec la renommée clémente, parole de violon , imminence de la bouche, la parole de la princesse Mononoké
je recommence mon engagement, même sur le bord de la route, et dans l’esprit Creuse, tremblé par la condition humaine, mais ruse de marin,
j’ai reçu d’un coup beaucoup beaucoup par les circonstances,
mais je n’avais pas affranchi le courrier,
Ai-je reçu près de la source, des soins autrement virtuels ? ou joufflus ? ou demi melon,
le corps des choses est moins sûr,
Domestiqué le corps glisse sur les airs, brinquebalants, étincelles sous les mouvements gourds, même le poids chuinte à travers les chaines anglaises,
c’est la relance chez les cellules, et les libellules, leurs énergies magnétiques c’est comme des guitares, ça vole de plus belle à travers les trouées,
C’est serviable, ça recèle des émotions, dans le langage clown les chevaux
chevauchent le tissu vivant ,le nourrissent comme une bête, ça leur fait plaisir, aux atomes russes
qui surveillent et jouent aux cartes, tout au long de la moelle épinière ,
il est dodu le
le grand tapuscrit , la grande tapisserie où les cellules pondent comme des fourmis, jouent de la viole dans les rigoles, arrachent des notes aigues et pures.
la vie : cet art culinaire de combiner les choses qui mijotent ,
beau lac renaissant des yeux, aux doigts griffus de l’amour, attention à ne pas dire
adieu à la présence, c’est le désert des baisers
fil trait d’humour : jongleur de l’estime de soi,
- « notre être, comme le reste , est habité d’une énergie considérable, et inconnue, le « vide »
Source de notre être, intelligence de l’existence, impulsion créatrice -mais trop de mots-, on tire de là tout ce qu’on est, »
Mais si
la vague devenue aveugle, le choc du théâtre intérieur en décrépitude, ignorant,
les secrets foulés, dans le silence cassé,
que de baisers pour toi réservés !
faits d’étincelles, univers prestigieux
des pensées des cellules partout dans la matière
les sens, repoussant le crime,
Je continue ?