le souci

Publié le par trainefeuille

Le souci , la sollicitude à la nature doit être premier, effort à faire pour réapprendre à voir le monde, voir ce qui est ou non important ; 
Formes de vies tissées dans les milieux naturels, nous traitons de vivant à vivant, avec amour et rage , Contre ce qui détruit ;  
un souci à soi élargi,  constitué par ses tissages
Ubuntu : je suis ce que je suis, car nous sommes ce que nous sommes, 
Plus c’est le soi isolé, égotique ,seul dans l’univers, plus nous allons vers la destruction forcée, je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous, c’est comme vivant que je suis ce que je suis ,parce que nous les vivants sommes ce que nous sommes, 
Attachements, détachements : des liens nous libèrent, ou nous asservissent, 
Agir, vivifiés, vers du plus habitable, 

Les limites écologiques, c’est un nœud de relations au milieu qu’on habite, notre condition humaine de tissé, ce sont des contraintes intérieures, ce sont les lignes mêmes de notre visage, insufflé de vie par la communauté biotique qui le porte à bout de bras, 
Ou devrait avoir des égards vis-à-vis du monde vivant qui nous a fait : nos corps nos esprits capables d’émotion de joie, de sens,  avec qui on partage la Terre, 
les écosystèmes qui nous nourrissent les milieux qui génèrent l’eau, qu’on boit et l’oxygène qu’on respire,

Il y a un tissu constitutif avec mes autres formes de vie, si on débranche ce lien tout est fini, 
Il leur a suffi de mécaniser le monde vivant, de la désanimer, le désenchanter, 
Réserve de ressources pour notre bon plaisir, pour produire de la valeur économique, 
Quel égard, envers ce qu’on tue, qu’on mange ?

Imaginer un monde social dans lequel on est valorisé non par ce qu’on accapare et possède, mais pour ce qu’on donne librement. Culture du don. 

Lutte pour les alliances vitales, 
la beauté d’être en vie, pour moi pour l’autre, 
Laisser la vie, la Terre à ses forces propres, rendue à sa liberté naturelle, 
Inquiet est on devant la crise de nos relations avec le vivant, crise de la sensibilité, appauvrissement tragique  des modes d’attention et de disponibilité 
que nous entretenons avec les formes de vie, 
il y a une extinction discrète des expériences et pratiques qui participent 
de l’évidence de faire corps, de se sentir chair commune avec le monde ,
Face aux écocides tranquilles, le regard fuyant… 

mais le désir qui nous travaille est puissance et splendeur ! forces de vie anesthésiées à réensorceler, 
réempuissantement de nos corps tisseurs, soin porté aux relations, sans contrôler, domestiquer, faim du monde ! inventer des émancipations, 
il y a là prudente intelligence circonstanciée, commercer avec les vivants 
qui sont tous acteurs, 
art relationnel, sentir l’autre, 
mettre du jeu, de la vitalité. Ça nous redonne notre chance ;
Tant bien que mal, l’étoffe du monde bruisse à travers nous, on avait cru cela perdu ;
Nous sommes voués à le voir et le comprendre de l’intérieur, nous n’en sortirons pas, 

 


nous sommes toujours dedans, le vivant, et jamais devant ! 
Attentif au pouvoir du vivant, d’ouvrir des dimensions de l’être, 
Inventer une solution au problème inoui de vivre ! 
Le vivant ne se décrit pas, ni ne se représente, il se chorégraphie, il exige sa syntaxe, impétueusement,  
Un champ (un chant ?) qui traverse tout et nous
La pensée s’électrise, 

A l’intérieur d’une cage de mots, bégayer, 
je suis l’incomplet, l’inconsolé, je suis fragment, 
Il y a quelqu’un ?
il y a fête à faire ! 
monde vécu inséparé !
éducation à la relation, permettre à l’autre de s’ouvrir, 
rapport au monde ; alliage incandescent, 
envie de l’excitation d’être ensemble, vibration intérieure, trésor caché, beauté intrinsèque,  part unique « divine » de chacun-e ; 
être vissé au vivant, aux multiples manières d’être vivant, les bactéries, animaux, végétaux, écosystèmes, tous revendiquent cela autour de nous, envers nous !

(Livre de Baptiste Morizot et Alain Damasio : « manières d’être vivant : enquête sur la vie à travers nous »)

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Publié dans nature

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