autour de noël
autour de Noël, terghiversations
aujourd’hui du brouillard coton
allday long
sur les petites routes bordées
de fines tiges courbées, en verre immaculées
Seul dans my car avec ça dans les yeux
Des arbustes,des touffes et des touffes blanches
parcourues par ce vent glacé
C’est Noël qui vient et il faut se préparer
se renouveler la tête à la fête.
Ce grand champ de labour autour de Ménétréols
a chaque motte de terre surlignée comme un dôme de montagne,
comme une note de musique.
Les frises fragiles défilent,
ces feuilles transfigurées, finement givrées
soulignées pour émouvoir.
Petits saules et aulnes de tout poil, bien dessinés autour de la mare
mettent en valeur leur tronc, et par dessus tout leur ramure
leur chevelure d’argent.
Juste après la traversée d’un bois où tout semblait ordinaire
les haies les bas-côtés apparaissent soudain d’un blanc;
la respiration du Bonhomme Hiver!
farouche,qui s’impose, éternelle et oblige à penser
et que c’est difficile.
Un oiseau inattendu en train de picorer sur une brindille,
et c’est le hâvre vite retrouvé dans la voiture.
Je repars emmitouflé,envie d’être là dedans
pour participer un peu,
de cette force,cette nature surréelle et désarmante
qui glace les jambes et coince les genous,serre le ventre
Ce froid de l’hiver, banalement beau,
avec ce Noël qui approche.
...
Liniez, petit village comme tant d’autres;
avec ses petits vieux derrière leur fenêtre
à faire la grimace, peut être
on ne les voit pas.
Ils ont tant besoin de choses
qui donnent espoir, et qui disent
et tracent des portes de maisons guillerettes
et chaleureuses,
comme ces dentelles qui brillent dans la brume.
Que scintille le possible
de l’amitié du bonheur avec quelqu’un,
de quelquechose qui rattache aux autres.
Qu’ensemble on les mette ces guirlandes,
en couronnes de couleur, de mots,
d’idées ,de sourires au dessus des rues sombres .
Les bâtisses fermées de bois vieux ont mal, elles ne savent plus où donner de la tête;
comment leur redonner du pimpant,les revigorer,
pour une fierté à retrouver, coûte que coûte.
Faisons ainsi: nous avons nous même le pouvoir
de fabriquer ces haies magnifiquement teintées d’argent.
Qu’ensemble on place des paillettes sur les toits les fenêtres
des maisons pleines de vides des petits vieux
qui végètent dans le sur-chauffé et les médicaments,ou se meurent de froid ,
de solitude ou d’inconscience.
Mais où vont ils les hommes
de ce temps?
Quoi?
cette campagne
sera t elle bientôt déserte
éteinte, sans féérie ni rêve de grandes personnes?
Sans Noël?
N’y aura t il bientôt personne
pour admirer les haies de givre?