terrasse
Terrasse
le courage est là ce matin, enfin est las, hélas.
On est attablés installés pour le pti déj au petit soleil du matin de 11h.
A la terrasse pour conserver le style vacances.
Le café qui réveille à la main,la tête qui encore se cherche dans l’autre
le papier blanc sur la table et le crayon dans ce qui reste
de libre.
Le derrière bien situé dans une chaise ou entre deux pour les moins chanceux,
les jambes allongées par terre ou sur la table ou sur des genoux
mais ça ne se voit pas.
Les vélos sont en bas,bonenfants ils nous regardent ,n’ont pas l’air du tout impatients,bon.
On profite donc du moment fugace et délicat du réveil -moment si agréable, c’est bien connu-
histoire de se préparer à être en forme excellente pour la journée.
Rude et longue comme beaucoup d’autres ,va sans dire, surtout pour l’arrière train.
Disons qu’on attend un peu que le courage vienne sauter dans nos mollets. Carrément.
En attendant on est là, prêts à écrire, pour peu qu’une idée passe et s’arrête...
Dans mon dos en bas j’ai en visée le camion de jambon.
En face c’est Yvan avec ses yeux de braise .Derrière: le soleil;
à côté la tonnelle végétale-glycines?-avec fer forgé et bac à fleur...
Ca doit être le décor de ciné habituel.
Décor pour écrire? c’est le climat, l’ambiance porteuse, le temps d’envoyer
les deux jeunots acheter quelque chose à becqueter pour ce midi.
Tranquilité d’esprit pour l’écrivant.Important.
Yvan revient avec une bouteille d’eau, je le remercie et lui demande du ketchup.
Oui le cerveau de l’escrivin est fragile et ne marche que dans le vide. En tout cas
pas dans le bruit et l’agitation moléculaire perpétuelle,
avec la terre qui tourne et tout le tremblement.
On est,c’est sûr dans l’ambiance pour écrire mais
pas de chance, est arrivée l’heure de l’apéro,
on s’arrête ensemble
ayant convenu de respecter les règles d’art de vie coutumières
et les rites de vie en société.
Après? eh bien, c’est parti!