ce matin
ce matin
ce matin coud’patin
c’est le ravissement dans les sous bois
l’éclairement dans les branches
quel contraste avec les sombres troncs
vive l’herbe humide parsemée de touches jaunies.
Les ramures basses forment dans ce bois
une nuée de plans resplendissants qui se superposent,
gaité dans la forêt sous ce ciel éteint
ce sont de ces lumières vertes, jaunes
marron de toutes forces, des rouges
vifs ou carmins
étincelants pour peu qu’il advienne un rayon de soleil.
C’est fugace éphémère comme un moment
d’automne,
demain tout sera roussi.
La Toussaint mais c’est gai dans les têtes:
les arbres champignons font de belles auréoles
claires sur le sol
ils vont mourir ,ils préparent
leur litière de couleur,
les talus en sont tapissés.
Ces feuillages, aux couleurs de La Poste,
peut être sont ils porteurs d’un message?