je vais

Publié le par trainefeuille

Je vais de ce pas battre la cambrousse

Avec au dessus de la tête des vallons tourmentés

chaotiques ou maternants

qui virevoltent tranquillement dans une fête

T’es déboisé mais c’est relâchant.

 

Ces coulées, c’est aller se perdre, dans le Fragne sans bruit

Ça carillonne , fini le travail ! enfin laisser le temps !

Se laisser toucher, imprimer, ça ne vient plus comme ça .

A l’envi je vis des pas revigorants, dans la frise de Chateaubrun

dans sa permanence ,

Imprimé de naturelle tendresse, quand je passe dans les hameaux clairsemés, minuscules

où restent les clochers ,

de Cuzion, d’ Orsennes, ou bien d’Aigurande

Ça bégaie dans la sente de pierres moussues, ou bien dans ma tête

Quand j’ai salué le petit père à pied sur la petite route du côté de Bonnu

où ça s’éclipse dans un tunnel magique

 

Dans la cachette des chemins, je me sens faux monnayeur

Mais pas égaré ; Insolite petite vallée, étrange sentiment d’être là

à une saison ou une autre …

 

Je repense à Félipe et ses pizzas ; il a quitté le bourg d’Orsennes,

Il était lassé d’être ici, où est il ? combien de moments volés ,de discussions

courtes a t on eus ensemble, maintenant

Balayés par un drôle de vent. J’avais écrit ,dessiné son portrait ; c’était un personnage, associatif mais libre tout autant,

S’occupait de générations de jeunes à l’école de foot ;

très cool et courageux…

Félipe s’en fichait quand j’arrivais tard manger.

 

Comment vais je revenir

Dans ce bourg ,avec ce grand creux derrière l’église

Même si je suis dans l’allée aux feuilles d’or

J’aurai perdu la trace, pour toujours

 

Et je me fiche d’être en retard, à contre temps le temps je

Foule ; restent les coulées de haies ,de futaies

et puis les damiers verts

Et les collines d’où tu descends toujours ,tranquillement.

 

La tour de Chateaubrun monte, et disparaît derrière le bâtiment de ferme.

Chaque saison respire toujours parmi les mousses, et les détritus de bois mort

chaque jour….

oui je vais ce jour en découdre avec les collines, braconner je ne sais quoi

Je suis déjà dans le lointain avec tout ça ,empli de je ne sais quelle atmosphère,

Mais le chemin se met à me causer comme une mouche un jour d’été

Merci petit hameau, merci petit père

Entre les pierres moussues, salut !

 

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Publié dans poésie berry

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