parcourir pour l'été
Parcourir pour l’été
Un petit bois et son idée,
Un bel arbre
un bouquet de roches et son idée ;
Le long des murets de pierres sèches
et des châtaigniers verts
à parcourir pour l’idée.
L’air des champs me prend dans son calme
Et la vie dans les sous bois ;
L’œil ou la fibre ou l’âme du vieil arbre me regarde
Je suis encore à la campagne ,en des temps où elle est toujours habitée ,
cette animation s’entend, se voit
je suis à la maison de la couturière du bourg ,
qu’on allait visiter le matin du jour du marché,
C’est l’âme de bourg que j’ai connue ou rêvée
et les nuances parlent , celles de ces lieux.
Quand je vais voir le copain ,dans un village tout petit, en lisière de tout,
il va me faire partager l’apéro ; en se délectant ,en 7 mots on va épuiser le sujet,
celui sur l’amour de la vie, de la vie ici dans la campagne pas trop trafiquée,-moins qu’ailleurs-, nul besoin d’être rêveur pour ressentir le besoin
de cette réalité, d’une énergie cruciale pour vivre, qui ne se met pas en équation, en besoin chiffré, qui ne se satisfait pas d’aller tous les 3 jours
faire ses courses dans le brouhaha et le conditionnement du supermarché (La spiritualité dans les centres commerciaux, c’est bien connu…).
Voir , et percevoir à l’intérieur ce panorama, alors le charme reste d’actualité,
envie de s’entortiller dans les recoins végétaux et les replis des brindilles ;
Parcourir les nuages ,demeurant assis sur l’herbe
Parcourir l’espace d’une vie, apaisé dans la campagne magique et
laisser les fées, les sourcières me parler à leur façon, me bouger
Dans la perspective des secrets premiers à sauvegarder sous les frondaisons dernières
reprenant la route des fascinations.
Les bâtisses des champs, comme ces cabanes de vigne, -cabane à l’âne- ont tout leur sens,
où sont les déconvenues ?
j’ai la nostalgie , on n’est plus à l’heure des vieux –ils sont plus là – mais non plus à l’heure du regret éternel :
(Pendant 5 minutes ,les guérisseuses vont venir me voir, alors...)
Le carillon dans les vieux bourgs est toujours présent
révélation ,
émanation de la vie
Les travaux des champs, ces belles réalités, n’ont pas d’âge
Les harmoniques sont sur les lèvres de Dame nature
mais on n’est plus visité que par l’idée, la pensée
par ce qui sourd sous le rythme silencieux
Se laisser tenter par le pays, par les vergers, être en état de verdure, en cheville avec
Ça, et les druides et les prêtresses.
Vivre la variété la diversité ! les forces présentes, des plantes ,forêts et animaux, si riche et si dense jadis,
ce n’est qu’un mieux pour l’être humain .
Vénération des vieux arbres ,de sites religieux où se sentait
ce jaillissement ,ce rappel aux énergies bonnes de la vie naturelle,
ces rencontre étonnantes.
le cerveau, l’esprit humain cherchant le sublime était au rendez vous.
Présages…
Peut on reprendre la route,et la foule, et conjurer le sort qui fait aller de l’indifférence
au facile, au superficiel
Tu avais raison ,grand père trappeur, en avant la route des bois !…
Travailler ,oui ! mais à quoi, et avec profondeur…
Faute de nature vraie, comment vivre, et marcher dans une perspective...
Dans mon appartement ,je reste avec sur les bras les bruits du ruisseau, avec les jeux des feuilles dans la brise, deux ou trois feuilles et un stylo.
Idée d’aller de verdure en surprise, de bienfait en rochers
Rusant pour marcher vers d’autres réalités
C’est le débouché des rêves, la clé des champs
En restant sur mon soc, la tête dans les herbes
La rêverie ,c’est un vrai travail
Chercher les parfums ,formes, couleurs
ondes cosmiques et petits bruits
Ressaisir des brides de discrets fifrelins
Marcher dans les mouvances de toutes sortes
Qui affleurent à la surface de la terre rouge
Chercher à tout prix les lieux qui n’ont pas trop souffert
Etre pansé, à mots couverts
Pour une re-vie dans les Pierres à la Fée
Ne pas oublier
de demander aux arbres de passage :
suis je dans le bon chemin
dans la route du doute
dans leur silence-langage
Harmonique , fêlure de la sylve
légère, si légère...