toujours jamais

Publié le par trainefeuille

Toujours jamais du jamais vu du pendant d’avant ,mordant, cette balade au dehors, langue pendante

Dans cette salade de chemins verts,de parchemins de chemins du départ de part le monde de par ici, autour de Lourdoueix, y a Crozon, comme une néo-motion, née –motion, oui creusons, creusois, montrons patte blanche, carte blanche, mais je bégaie.

Ah ces fêlés de campagne, comme des citadins tordus, amateurs de compagnes rondes, en tablier, comme ces collines, monsieur le comte, Lourdoueix lourd de sens pointu et doux, poivré de sueur, rémoulu , c’est au choix la détente, ou la prise, contre la déprise, tendre pour la bise, noce ancienne

D’actualité, secouées par le chasse-temps, par les végétaux qui chaque année veulent repousser en feu d’artifice et oublier le passé, la décomposition, française, vieux, prends ta potion ou tu auras une attaque, mais y a personne pour rêver avec moi au verger en décrépitude… Allez ! faut y marcher , y a du blé à moudre , y a pas que le plaisir de l’air qui passe, qui compte, y a aussi le boulot !

Ah autour des oreilles, avec ses oxygènes et compagnie, vous me faites chambrer, petite musique de peau de peu, parfum du terreau et du ciel, du taureau aussi, si vous voulez, celui du fardeau, la claque ! c’est pas pour des prunes !

Ici la campagne c’est les lieux d’aisance, d’espace pour les culs terreux, les naturels dans les bras du petit vent frais, qui aspire, les citadins l’été, comme pour un remplissage, pas sage, récompense enfin donnée, besoin tenace assouvi.

Comme tu baguenaudes dans un restaurant de hameau, 2 tables, le midi avec les yeux en louche, avec à côté quelques trognes chavirées ,chatoyantes, grognant des borborygmes , compréhensibles entre eux.

Quoi des dogues ici ?ils dansent pas la digue, ces chats charnels aux gorges lourdes, motus ils ont bu, dans ce coin à l’alcool de chataigniers nombreux comme le fourrés ,à châtonner comme des fous, devant ces visages un peu rouges comme l’automne je siffle un air sauvage, pour amadouer, inspiré :  « sur les buttes chutent les bogues… » flûte j’ai perdu la chute, la culbute !! je mange de tout ça, de ce vieux vin, et d’la route !

Vais bondir sur Ste Sévère, encore une fois, trempé de sève marine, d’humeur ancienne , fréquenter les bas fonds des ruelles du bas du haut du bourg, ces lieux de labeur ancien, qui fait peur, parfois, retrouver son double, saisir les vaches en train de penser, que les petits trains ne viennent plus, ou sentir la pomme ou le cidre, mais les voies sont trop encombrées, ça sent le cambouis, dépôt de gerbe, envie de gerber, rendez vous manqué, dans ce coin bousculé à vie, à l’envie ;bousté par les temps qui courent et qui courent, viens ,voir le miroir le fond de tain de la nature, l’est pas beau, esquinté frauduleusement, nature qui gueule par ses absences, plus de haies plus rien, ne résiste,

Et les bourgs devenus déserts se négligent et lézardent vite fait, ça dicte notre verdict, plus de grand-mère pour te tenir la main, seul au front de ce désert, devant le petit écran qui insuffle la vie artificielle, minimale, à grands coups d’images, à longueur de minute, pour les ptis vieux et tous les autres, écartés écartelés, pour les maisons d’une retraite canalisée ; peuvent pas lutter, drôle d’activité !!finis les jeux de carte dans les cafés !! plus personne pour !

Est-ce que ça fait quelque chose à quelqu’un ?

Je vais marcher avec des palmes dans les rues de Lourdoueix, puis m’enfermer dans l’église forteresse, mais j’embête, et je vais entendre une messe .

Que vais demander en échange ? faudrait décoder ça, avec des encyclopédies écornées. Je ne sais que l’odeur de la pomme.



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Publié dans poésie berry

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