survolant

Publié le par trainefeuille

Imprudemment si tôt s’approcher des brumes

ancestrales

au fil des minutes les lumières évoluent

du côté de la butte

A Vailly survient le voyage

Surplombant les heures voici le pays Fort

Quel panorama, moi qui vais cheminant

vers 9h.

 

Faut il de fortes têtes dans les terres rouges

Ou dans les couches de brume :

dans les fermes il faut tout faire

à temps

sinon la terre est trop dure à travailler

Tant de cailloux à enlever des cultures

Alors il faut avancer prudemment en voiture

Ça y est je suis à Vailly !

ça y est je suis Vailly

 

Rouge et rouille disent les pierres

Dans les petites ouvertures du sol ,ou des pierres, ce sont des sources

Dans les murs des granges ;c’est « 1740 » dit au dessus des ouvertures

Merveille d’enfantillage 

sous le soleil tiède de Vailly sur Sauldre, se mariant avec la couleur de la terre forte.

Ça y est je suis à Vailly !

ça y est je suis Vailly

 

Vailly et le secret de ses peaux rouges

Pays du courage et du courroux

Avec ses cailloux il montre des dents

Juste comme il faut 

C’ est tout ça que dit le petit vieux accoudé au bar dans le bourg

Il parle du pays doucement, cherche à dire ;

parle AU pays ;

 

La couleur , elle est dure à travailler

dit le peintre

et la brume ,et la matière ?dit l’armateur des mots.

là,elle sera toujours

Patiente, la contrée du Pays Fort

Attendant qui veut, ou qui peut la croquer, la humer

Pour des secondes ou pour des siècles

 

Tout se clarifiera avant que ne décline le jour

Avant la Nuit finale et les teintes de ses vies retirées.

Dans ce pays de la force 

qui monte doucement par les interstices

ou quelques bouches et quelques sources

 

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Publié dans poésie berry

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