villegouin
Villegoin , comprend point.
Il est une ruine, encapuchonnée, de lierre et de tuiles
En pénitence au milieu des champs de vigne et des cailloux,
Elle est en terre blanche d’argile
Oui la terre qui est aux cieux
Le lierre monte aux nimbes et au créneau, mais il y a des parfums d’eau
car la pluie par le toit percé peut venir en rafale.
Alors on voit sur les murs des doigts griffus de pèlerins
affamés
Vieille cabane au grand air, mais
Je vois là bas un cimetière, et à côté marche un homme d’un autre âge
L’air de boue vêtu ;
le feuillage est secoué et c’est un cheval au galop
Qui s’élance et fait le tour du champ ; cheval couleur de suie.
A côté du cimetière l’homme en prière essuie ses yeux
Couleur des cieux.
Un grand mouvement d’ensemble prend corps soudain, chez les lignite et tanin.
Parmi les vieux arbres, le bois roux crie à la bicoque
Les broussailles crissent en se frottant à la cabane percée
A Bordebure, sur la hauteur, les nuages sont de soir encapuchonnés,
Ce sont comme silhouettes de grands arbres, en pénitence,
Au milieu le fougueux cheval noir hennit
Tandis qu’au loin un cheval blanc se dresse
Puis retombe dans la boue.
A Bordebure, un homme parle à un bois, et il hurle dans les sombres coins
Mêlés de lierre, mêlés de pins.
Et vient la pluie par le toit percé
on dirait des doigts griffus de pèlerins …