paysage3
Ça passe par le regard
Il te choisit
Ça s’élucide ou pas
C’est philosophique, comme en Chine
Ça vient de loin
C’est personnel
C’est un miroir
Ce n’est pas intellectuel
C’est physique, c’est ressenti
C’est vivre, revivre sa vie
C’est folie, incohérence, non rationalité, tout à fait subjectif
Mélancolie
Oui, vivre sa vie dans le paysage
Rural ou urbain
Pas forcément « beau »
Pour moi, c’est peut être le regard très lointain d’un celte, ou d’un antique, d’un païen
Par dessus mon épaule, qui me dit « oh ! t’as pas vu là, qu’est ce qu’elle a ma terre !!!?? »
paysage :pas une lecture seulement moderne, mais dans le passé ,il a été « habité » ,
« divinisé », quelque part.
c’est une parcelle du cosmos originel qu’on essayait de retrouver,
une partie de soi même, à se réapproprier ;
on se reconnait !?
le paysage fait sentir des sensations, des émotions
C’est comme un paysage intime, réinventé pour
tenter de retrouver une sérénité, une harmonie perdue,
perdue ?
Dans tous les paysages, il y a la trace de l’homme, alors pourquoi
en être effrayé ?
Les dolmens, les Pierres aux fées ou le Puy des 3 cornes, ou les Pierres Jaumâtres et,
depuis leur colline boisée, ou les forêts primaires
les sources ou fontaines que l’homme a aménagées,
s’il ne les a pas créées, il les a découvertes dans des sites particuliers, les a « apprivoisées », il en a fait des lieux de culte, de rituels.
Même derrière les arbres séculaires adorés par les celtes, l’homme est là.
Aujourd’hui la nature a pris un autre chemin.
Pourra t elle faire l’inverse ?
La nature est vivante, chaque fois sous une autre forme, mais laquelle ? une bien amoindrie …
Dans un paysage « beau », reconnu comme tel par tous, introduire une fragilité,
Un désordre ? une complexité ?
Aujourd’hui, le photographe ,le voyeur ,le visionneur doit il dénoncer les excès de l’homme moderne ?
Qui abat les dernières haies, met des produits dans les terres ?
Se fiche de la biodiversité,
Le réel saute aux yeux :
« les clôtures en Sologne partout, ça me sort par les yeux » !
« je saisis le paysage du quotidien, celui que les gens ne voient plus ;
Le paysage est il réel ou en fait on une reconstitution, qui nous « avantage » ?
Quand je suis devant un paysage je rêve : je cherche les indices ,les traces de ma féérie, couleur, pierres, relief, habitats, gens, recoins, vieille voiture…
Pouvoir retrouver dans nos régions, comme en géologie, les différentes strates de paysages, les différents niveaux de paysages laissés par chaque ère : dans les forêts, ou lieux particuliers…chaos druidiques, sources…qui ne soient pas que de notre époque, c a d celle des cultures à court terme : « je veux voir une seule plante sur des hectares ! » . Comme pour les habitations de nos villages, lire les stratifications humaines…
S’y ressourcer, (exemple : vallée du Suin ) acquérir du recul par rapport à ce monde fou d’aujourd’hui, s’y lâcher, baisser la pression, enfin pouvoir voir d’autres valeurs et repères que les seuls offerts par ce monde monolithique !
Pouvoir voyager à travers le temps et, permettre enfin à la nature de retrouver toute son ampleur, sa force, et son éminente émanence ! (aima- nance).