petit bois

Publié le par trainefeuille

Affaissement malvenu

 

N’y a plus de ballerine ni d’histrion dans les cirques de passage

Plus de colporteur ni d’idiot de village

Ni épicier ni maréchal ferrant

Les matinées sont vides

 

Mes colère, où sont elles !

Modèle conforme, cette campagne trop fleurie ?

et abandonnée ?

Qui l’admire la comprend la connaît ? Qui la fait ?

Cruauté, si calme et si hautaine.

 

Dans le fond du vallon

il y a les murs

De ce hameau ,ligotés

Que faire devant

Ce désert violent

avec les réminiscences et la mémoire si vive dans la tête

 

le petit bois est en ruines

J’étouffe au beau milieu de ce champ de blé

Quand y aura t il le vrai matin 

des villages bruyants de vigueur et d’effort !

de rigueur

 

Visions de châtaigniers, de granit

viscéralement limousins ,

quel don !

Et je regarde entre les maisons de pierre et les murets

mais n’en discerne que le mystère des absences

 

Derrière un pan de sous bois tacheté formant chevelure

c’est un autre vallon caché

noir aux pieds

 

 

Au delà du vieux mur d’en face

Soleil strident dès potron-minet

sur les campagnes parsemées de hameaux

assombris ;

 

Bâtiment de ferme arrosé d’or

Prairies tachetées de bétail

Soleil aveuglant entre les hautes graminées

 

mais le beau serait caché au mitan de la grande monoculture,

dit on !

Fadeur de la couleur ,

monolithique

certain jour y est,

dans l’aride immobilité

qu’y a t il derrière le chemin

derrière les traces ?

 

L’or déroulé indifférent caresse le sous bois.

Derrière, un autre

boit.

Les mûres de l’élixir

tout en haut ,

sont trop hautes :

elles s’en tireront, et aussi les oiseaux.

 

Où est le mauvais

Sorcier,

galère aveuglante, baguée d’or

quand tirerons nous enfin les fruits de la félicité ?

 

St Denis de Jouhet sera-t-il de sitôt envahi de lierre ?

Derrière le village aux ouvertures si petites,

Qu’une trace :

des monticules de vieux roc,

Minuscules intérieurs

 

Mais les blés sont calmes

enluminés

Chaque grain paresse

cette heure jaune d’après midi fané

Je vois entre les blés

un autre paysage 

Passent les grues en longue phratrie

Noires au pied

Ouverture en courbe.

Quand tirerons nous enfin les fruits de la félicité ?

 

Me déguise en ogre écartelé,

je coupe à travers ,gobant de ci de là

les graines les goûts les odeurs

et les espoirs,

je les engrange dans les hautes cheminées

sauvages, me bat,

mangeant tout ce qui est là

sauf renard enfant et bête sauvage

Et sortant me trouve avec le bétail,

Calme.

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Publié dans poésie berry

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